Marche Mondiale des Femmes


Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche ! Retour sur la participation des femmes du Sud-Ouest toute la semaine.

Montréal, le 18 octobre 2010.
Solidarité, égalité, liberté, justice et paix.
Voici les 5 valeurs que revendiquent les femmes sur les 5 continents. Du 12 au 17 octobre, les femmes du Sud-Ouest ont participé activement à la Marche Mondiale des Femmes. En tant que réponse altermondialiste et féministe à la mondialisation du capitalisme néolibéral, 400 actions et marches ont eu lieu pendant 6 jours, à travers le Québec. « Alors que la pauvreté divise, la marche rassemble, rapproche, c’est un mouvement collectif de femmes solidaires, on est comme des sœurs. » souligne une participante de Pointe-saint-Charles.

Pour beaucoup de femmes du Sud Ouest, ce fut une grande aventure, une expérience collective forte et inoubliable, un « bain de femmes » dans un climat de paix, de non-violence, sous le signe de la beauté, de la solidarité. « Nous avons senti que nous faisions partie d’un mouvement d’ampleur, d’une communauté. » « L’espoir était palpable ! » « Nous devons continuer « à petits pas », telle la symbolique de la Marche, ensemble, pour gagner du terrain. » « Ce fut l’opportunité de rencontrer les femmes des 4 coins du Québec, de créer des contacts, des liens, SO SO SO solidarité avec les femmes du monde entier! L’occasion de s’ouvrir sur d’autres réalités, d’autres contextes, d’autres pays, avec finalement les même problématiques, les mêmes contraintes, celle de la condition féminine. » « Il y avait toutes les classes sociales, tous les âges, et nous sommes toutes égales. » « Le féminisme n’est pas mort, et je suis fière d’être féministe. Les hommes peuvent être des alliés importants, nous ne sommes pas contre les hommes, nous luttons contre le système patriarcal. »

- Mardi 12 octobre : autour de 60 manifestantEs ont pris la rue dans chaque quartier (Pointe-Saint-Charles, Verdun, St Henri) pour se rassembler (200 personnes environ) devant les bureaux de la députée Marguerite Blais. Des chandails usés ont coloré des lieux symboliques, affichant les revendications : l’augmentation du salaire minimum à 10,69 $, l’abolition des catégories à l’aide sociale, la non récupération des pensions alimentaires pour enfant, des investissements importants dans le logement social ainsi que la reconnaissance des compétences des femmes immigrantes.

- Mercredi 13 octobre : un contingent de Pointe-Saint-Charles a rejoint les 500 montréalaises et montréalais au centre ville pour crier halte la privatisation et la tarification des services publics, notamment de santé. « La santé n’est pas une marchandise, mais un bien commun à protéger. » Les femmes, les plus préoccupées et touchées, ont dénoncé les injustices et rappelé les principes d'universalité et d'accessibilité.

- Jeudi 14 octobre : de nombreux ateliers et kiosques ont eu lieu à Concordia pour discuter de la lutte contre la marchandisation du corps des femmes et pour exiger le retour des cours d’éducation à la sexualité à l’école et une législation empêchant les publicités sexistes, ainsi que la protection du droit inaliénable des femmes de décider d’avoir ou non des enfants en respectant le droit à l’avortement. « Depuis l’arrivée au pouvoir des Conservateurs, et la montée en puissance de la droite religieuse, il y a eu cinq projets de loi privés visant à criminaliser indirectement l’avortement. Nous devons nous battre pour garantir nos acquis.»

- Vendredi 15 octobre : pour cette journée pour la paix et la démilitarisation, les femmes se sont rassemblées au parc Simone Monet-Chartrand et ont pris le pont Viau, pour revendiquer la fin du recrutement militaire dans les établissements scolaires par les forces armées et le retrait immédiat des troupes en Afghanistan.

- Samedi 16 octobre : à 6h du matin, les femmes du Sud-Ouest partent pour Rimouski. L’accueil est chaleureux, avec une cérémonie de purification (sauge, cèdre, tabac, foin dans une « oreille de mer ») et des chants Abénakis rythmés par un tambour. La grande cheffe des Premières Nations, Anne Archambault, est une figure politique charismatique, et touchante. Elle a fait une offrande à la Terre Mère et à toutes les mères, telle une ode à nos ancêtres qui ont travaillé fort pour faire avancer la cause des femmes. Elle dénonce également la pauvreté, la violence faite aux femmes et le manque de services publics dans les communautés autochtones. Ce jour, les femmes demandent au gouvernement du Canada d’adopter la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones sans conditions.

- Dimanche 17 octobre : Pour le rassemblement national, 75 autobus de toutes les régions du Québec se sont dirigés à Rimouski. L’événement de clôture de la semaine d’action de la Marche mondiale des femmes a rassemblé plus de 10 000 personnes, dans une atmosphère festive, combative, colorée et solidaire, démontrant la force et la détermination du mouvement féministe. C’est un écho au rassemblement international de la Marche mondiale des femmes qui a eu lieu simultanément à Bukavu, en République démocratique du Congo, où plus de 2000 femmes d’Afrique, des Amériques, d’Europe et d’Asie se sont réunies. Au Québec, avec le ressac antiféministe et le «le vent de droite» qui fait reculer le droit des femmes à l'égalité au Québec, la lutte n’est pas finie !

Dans la continuité de la marche de 1995 Du Pain et des Roses, où les femmes ont parcouru 200 km en 10 jours, la Marche mondiale des femmes est devenue un mouvement mondial incontournable. Née en 2000 à l’initiative de la Fédération des femmes du Québec, des millions de femmes à travers le monde ont marché contre la pauvreté et la violence en 2000 et 2005. En 2010, la Marche mondiale des femmes rallie quelque 4500 groupes provenant de 150 pays et territoires.

« Comme dit Emma Goldman, "Si je ne peux pas danser, je ne veux pas prendre part à votre révolution." »

Autres sources d'informations : site de la FFQ pour les bilans, les analyses et les réponses du gouvernements et dossier spécial MMF de Net Femmes.

DÉTAILS DE CHAQUE JOURNÉE

12 octobre : ACTION LOCALE (Pointe-Saint-Charles et Sud-Ouest): le travail, l’autonomie économique et la lutte contre la pauvreté

RDV à 11h, coin St Patrick et Island, devant les bureaux du BS.

Voir la page de l'action locale.
Capsule vidéo sur l’autonomie économique des femmes

• 13 octobre : le bien commun et l’accès aux ressources

Grand rassemblement public au Complexe Desjardins suivi d’une marche et d’arrêts symboliques
Contre la tarification et la privatisation du système de santé
RDV à 9h45 au Carrefour d'éducation Populaire (2356 rue Centre).
Voir la page de cette journée.
Voir la capsule vidéo.

• 14 octobre : grand forum public avec conférences, ateliers et kiosques sur les violences envers les femmes

Voir capsule vidéo

• 15 octobre : action percutante des femmes des régions de Montréal, de Laval, de Lanaudière et des Laurentides pour la paix et la démilitarisation

Capsule vidéo traitant de nos revendications portant sur la militarisation (ATTENTION: coeurs sensibles s'abstenir!)

• 16 octobre : journée pour les droits des femmes autochtones et départ pour Rimouski

Capsule vidéo sur les droits des peuples autochtones

• 17 octobre : grand Rassemblement national à Rimouski

Voir la page Rimouski.

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Communiqué de presse MMF 18 oct 2010_modGLP (3).doc29 Ko
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